Psychologie et alimentation

COMPRENDRE LES LIENS ENTRE ÉMOTION ET ALIMENTATION

Pourquoi je mange alors que je n’ai pas faim ? Pourquoi je mange plus quand je suis triste ? Pourquoi je mange plus quand je suis stressé ? Alimentation et psychologie sont très liés. Mieux comprendre ces relations vous permettra de vous alimenter différemment.

Le Pôle Obésité Étang de Berre dispose de nombreux psychologues, psychiatres qui seront vous entourer et vous accompagner psychologiquement dans votre perte de poids.

Manger vise à réguler notre apport nutritionnel et nos dépenses énergétiques. Mais alors pourquoi mange-t-on quand nous n’avons pas faim ? Que faisons-nous quand nous mangeons ? Psychologie et alimentation sont intimement liés. Décryptage.

Nos liens à la nourriture, nos conduites alimentaires sont empreintes de notre histoire, de celle de nos traditions familiales, de nos conditionnements sociaux. A quoi pensons-nous quand un bébé pleure ? que fait l’héroïne d’un film dans un moment de tristesse ? Qu’est-ce qu’être un bon vivant ? Quelle quantité de nourriture servez-vous à un proche qui vous est cher ? Nos émotions physiologiques sont traduites cognitivement en sentiments et nos comportements nous amènent à agir pour les réguler, et manger est un des moyens les plus efficaces pour activer rapidement le centre du plaisir.
Ça fait du bien, là où ça fait mal !

Ainsi, manger a pu être un mécanisme adaptatif face à un épisode de vie, parfois douloureux. Il existe un risque quand l’alimentation devient la seule réponse à l’émotion déplaisante ou s’apparente à notre identité. Plutôt que de s’attacher à trouver une solution, la nourriture devient un refuge, ou une partie de soi. L’estime de soi est atteinte par le poids pris dans une société de minceur, par la perte de contrôle de soi, la restriction des habitudes de vie qu’il entraine, par le handicap auquel il conduit. L’aliment peut devenir alors autodestructeur et être utilisé pour se faire du mal, se meurtrir.

DE L’HABITUDE AUX TROUBLES DU COMPORTEMENT ALIMENTAIRE (TCA)

Il est fréquent de constater chez les personnes en surpoids l’existence de mauvaises habitudes alimentaires, qui peuvent se transformer en troubles du Comportement Alimentaire (TCA)

La boulimie :

La boulimie se caractérise par des épisodes récurrents d’hyperphagie incontrôlée, qui débute par un phénomène de « craving » : une compulsion irrépressible voire angoissante, qui conduit une personne à ingurgiter une grande quantité de nourriture en un temps court, associée à un sentiment de perte de contrôle et à un comportement compensatoire. Ainsi, la culpabilité de cette perte de contrôle peut mener à une prise de laxatif, à des vomissements, un jeûne ou du sport à outrance. Si le poids peut rester stable, le comportement alimentaire génère tout autant qu’il traduit une souffrance psychique marquée.

L’Hyperphagie boulimique :

« Dans des moments pareils, poursuivre sa vie semble impossible et engloutir le frigo semble inévitable » Bridget Jones
Appelé aussi la fringale compulsive, le grignotage devient pathologique lorsque les aliments sont pris en dehors des repas, sur une courte période, en quantité importante, alors qu’il n’y a pas de sensation physique de faim. C’est la quantité et la rapidité d’ingestion, associées au sentiment de perte de contrôle, qui conduisent aux douleurs abdominales qui caractérisent la crise. Le fait de se cacher pour manger, et le sentiment de honte qui accompagne le souvenir de l’épisode marquent la souffrance qu’induit ce trouble.

Le syndrome d’alimentation nocturne :

Cette envie irrépressible de se lever pour aller manger quelque chose, peu importe quoi, mais en quantité !
C’est le syndrome d’alimentation nocturne. A noter que le sujet n’est pas toujours en pleine conscience de son action quand celle-ci s’associe aux troubles du sommeil.

TROUBLES DU COMPORTEMENT ALIMENTAIRE : ET MAINTENANT ?

« C’est en connaissant les causes de mes actions que je peux y conformer ma liberté et vouloir vivre selon les lois de la nature. » B. Spinosa

Si certains terrains génétiques ou biologiques sont plus vulnérables que d’autres, ils n’évitent pas la souffrance psychologique. Les troubles du comportement alimentaire conduisent à des troubles psychiques : anxiété, dépression, trouble de l’image du corps, de l’estime de soi, idées suicidaires … mais en sens inverse, ces troublent peuvent eux aussi se retrouver à l’origine d’un mauvais comportement alimentaire.
La prise de conscience de son mal être est une première étape. Cette conscientisation de l’état actuel de la situation est le point de départ d’une démarche thérapeutique.

PSY (S)/PSY…QUOI/VERS QUI SE TOURNER ?

Afin de pas se perdre dans toutes les appellations, seul ces termes sont reconnus par les autorités publiques :

Le psychiatre :

Le psychiatre est un médecin formé à la psychiatrie. Il établit le diagnostic et prescrit le traitement médicamenteux. Il peut ou non proposer une psychothérapie.

Le psychologue clinicien :

Le psychologue clinicien a un master de psychologie. Il est formé à la psychothérapie.

Le psychothérapeute :

Ce titre est reconnu systématiquement pour les deux professions citées préalablement et pour les médecins, psychologues et psychanalystes justifiant d’une formation spécifique.

LES DIFFÉRENTES APPROCHES THÉRAPEUTIQUES

L’approche thérapeutique vise à vous aider à être le Sujet de vous-même, à reprendre le contrôle sur la confusion entre les signaux émotionnels, d’anxiété et de faim.

De même, votre être ne se réduit pas à votre poids, il s’agit de ré-historiciser le comportement alimentaire, lui redonner son sens adaptatif dans votre parcours de vie, afin de trouver d’autres stratégies.

Plusieurs approchent existent :

La Thérapie Cognitivo-Comportementale (TCC) :

La Thérapie Cognitivo-Comportementale (TCC) vise la réduction du trouble alimentaire. Basée sur le présent, elle travaille sur le schéma cognitif qui maintient ce trouble.

L’approche dite intégrative est conversationnelle (face à face) :

L’approche dite intégrative est conversationnelle (face à face) appartient à un courant de psychologues formés à plusieurs outils thérapeutiques. La subjectivité et la compréhension par le patient de son fonctionnement psychique est recherché afin qu’il soit en conscience de ses émotions et comportements pour être acteur de ses décisions. Il peut utiliser des outils comme l’hypnose ou l’EMDR, indiqués dans les troubles de l’image du corps et de l’alimentation et avoir un référentiel analytique.

L’approche systémique :

L’approche systémique appréhende le patient dans son système familial. Elle s’appuie sur les interactions du groupe famille où le trouble est analysé par chacun comme un symptôme familial.
Le Pôle Obésité de l’Etang de Berre accueille plusieurs psychothérapeutes qui suivent le patient dans son process de perte de poids.

La date de publication est le 15/11/2014.